Lady Pitch Night – EasySize ou l’histoire d’un succès taillé sur mesure

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À l’occasion du lancement de la 5e Lady Pitch Night, Girls in Tech retrouve Gulnaz Khusainova, fondatrice d’EasySize, lauréate de la Lady Pitch Night 2014, qui avait aussi remporté la deuxième place lors de la compétition internationale de startups LeWeb’14.

EasySize est une startup qui analyse les data des commandes passées sur les sites e-commerce et permet aux clients de choisir la easysize new logobonne taille de vêtements, baissant ainsi les taux de retours des sites e-commerce de 35-40%. EasySize collabore actuellement avec des sites e-commerce aux US, Danemark, UK et en Allemagne.

Peux-tu nous raconter le parcours d’EasySize depuis la Lady Pitch Night ?

Ces 9 derniers mois ont été extraordinaires pour EasySize. Tout d’abord nous avons lancé EasySize fin octobre 2014. 7 sites e-commerce sont actifs à ce jour et EasySize est maintenant disponible en 17 langues dont le français, le danois, l’anglais et l’allemand.

Par ailleurs, nous avons pu établir qu’EasySize fait baisser les taux de retours des sites e-commerce de 35 à 40%, permet de faire des économies de 5 à7% et augmente les ventes en fournissant la bonne taille. Il faut aussi savoir que sur les 8 derniers mois, nous avons créé une base de données de plus de 300 000 utilisateurs uniques et plus de 500 marques.

Enfin, nous avons levé des fonds grâce à plusieurs business Angels dont Fashion Capital Partners, Alain Sarfati, Franck Bergonzo et Nicolas Santi-Weil en France ; Klaus Nyengaard au Danemark et Hampus Jakobsson en Suède.

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Qu’est-ce que participer et gagner la compétition t’a appris en tant qu’entrepreneuse ?

Il faut maintenir le cap. Il y a toujours beaucoup de distractions et une multitude de possibilités. Cependant, être entrepreneur c’est être focalisé et pouvoir exécuter et atteindre des objectifs. Il faut donc être sélectif dans nos actions et le choix des évènements auxquels nous participons.

Participer à la LPN, puis LeWeb, m’a aidé à parler aux médias. Une bonne couverture média joue un rôle très important pour gagner des utilisateurs ou convaincre un investisseur. Et puis, pitcher lors d’évènements aide toujours à formuler son message et mieux travailler grâce à de précieux retours qui permettent d’améliorer son produit.

Quels conseils aimerais-tu partager avec les entrepreneuses qui souhaitent postuler ?

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Gulnaz lors de la Lady Pitch Night 2014 — Photo: Olivier Ezratty

Foncez! Faites-le si vous voulez obtenir de précieux retours sur votre startup de la part d’experts. Postulez si vous voulez passer un cap. Et enfin, faites-le si vous voulez découvrir un grand nombre d’entrepreneuses inspirantes et vous sentir soutenu.

Quel est le meilleur souvenir que tu gardes de cette aventure ?

D’une part, participer à la conférence LeWeb aux côtés d’entrepreneurs inspirants a été une expérience incroyable, et je ne vais pas vous cacher que pitcher sur la grande scène a été génial.

D’autre part, la Lady Pitch Night en elle-même. C’était la première fois que j’assistais à un évènement de ce type, et je me rappelle encore qu’en rentrant à mon hôtel, je me suis sentie extrêmement inspirée et soutenue.

Quelle est la suite pour EasySize ?

Nous sommes actuellement en train de travailler sur de nouvelles fonctionnalités du produit pour faire des prévisions de taille encore plus précises et personnalisées. Nous sommes également prêts désormais pour un lancement d’EasySize sur de nouveaux marchés, dont la France.

J’aimerai aussi vous parler de « Bridging the gap between Fashion and Online Shoppers », un évènement qu’organise EasySize le 07 Aout prochain pendant la Fashion Week de Copenhague. Les représentants de l’industrie de la mode sont invités à échanger sur les stratégies du commerce en ligne. Suivez notre site web pour obtenir la liste des participantes ainsi que le programme, et contactez-nous via ieva@easysize.me si vous souhaitez vous inscrire !

Inscrivez-vous à la Lady Pitch Night jusqu’au 31 juillet ici !

[A gagner] 50 Partners Academy : « Become an entrepreneure »

L’incubateur parisien 50 Partners (soutenant près de 15 startups) et l’université collaborative LearnAssembly (+ de 300 intervenants du monde entrepreneurial & web) se réunissent pour une deuxième promotion de 50 Partners Academy. Les deux acteurs de l’écosystème startup sont partis d’un constat: redonner le pouvoir à chaque entrepreneur en devenir en donnant les clés de la création de startup.

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Une formation de 3 mois où des entrepreneurs témoigneront de leur expérience, des professionnels du web apporteront leur expertise grâce à des cours en présentiel et du mentoring sera possible pour chaque élève pour l’aider à développer son idée.

A gagner : une place pour la formation

En collaboration avec 50 Partners Academy, nous avons créé un concours en référence aux femmes inspirantes et entreprenantes.

Pour participer, proposez-nous en un tweet le nom d’une femme entrepreneur inspirante et un mot pour la définir, avec le hashtag « #GirlsWhoEmpower ».

De mercredi 1er juillet au vendredi 3 juillet minuit, tweetez le portrait qui vous inspire ! Le résultat sera communiqué lundi 6 juillet à midi.

Les équipes de Girls in Tech Paris et de 50 Partners Academy choisiront leur tweet préféré. La personne ayant rédigé le tweet gagnera une place dans la formation d’une valeur de 2400€ !

Lady Pitch Night #5 : ouverture des inscriptions !

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La Lady Pitch Night est de retour pour une 5e édition le 7 octobre 2015 ! Pour ceux qui ne connaissent pas encore le principe, il s’agit d’une compétition pour les startups européennes avec au moins une femme dans l’équipe fondatrice. Cet événement, organisé en partenariat avec Orange, au travers de son accélérateur de start-ups Orange Fab France, Raise et Criteo, vise à donner plus de visibilité aux femmes entrepreneuses et à encourager la mixité dans le milieu technologique.

Lady Pitch Night 2015

Une compétition créée en 2011

Girls in Tech Paris a lancé une première édition de la Lady Pitch Night en France en janvier 2011. En 2012, l’événement s’est ouvert aux candidatures de toute l’Europe. En 2014, plus de 200 startups de 22 pays différentes ont postulé.

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Les lauréats 2014 sont Gemmyo (France), Cortechs (Ireland), Fojo.me (Croatie), Cocofarm (Bulgarie), ainsi que la gagnante EasySize (Danemark) qui s’était ainsi automatiquement qualifiée pour la compétition de startup de notre partenaire LeWeb où elle remporté la deuxième place. Toutes les finalistes ont été félicitées par notre jury et nos speakers : Mike Butcher (TechCrunch), Reshma Sohoni (Seedcamp), Brenda O’Connell (Twitter), Joanna Sheilds (TechCityUK), Neelie Kroes (Commission européenne) et Sheryl Sandberg (Facebook).

Qui peut candidater ?

Cette année, toutes les startups technologiques (internet, mobile, jeu vidéo, électronique, etc.) ayant au maximum 6 et 36 mois d’existence, leur siège dans un pays Européen et avec au moins une femme dans l’équipe fondatrice ont la possibilité de postuler en ligne jusqu’au 31 juillet 2015.

Après la fin des candidatures, 10 finalistes seront ensuite invitées (voyage payé) le 7 octobre 2015 à Paris pour présenter leur startup devant un jury composé d’experts, d’investisseurs et d’entrepreneurs, et une audience de plus de 200 personnes.

Toutes les candidatures en ligne et présentations le jour J doivent être faites en anglais pour respecter la nature internationale de la compétition.

L’ensemble des finalistes auront des places pour participer à toutes les grandes conférences en Europe. En 2014, Web Summit, LeWeb, TechCrunch Disrupt, The Next Web, DLD et The Europas ont tous donné des places aux finalistes afin de promouvoir et soutenir la participation féminine dans les conférences tech. Plus d’informations sont disponibles sur ladypitchnight.com

Pour candidater, c’est ici !

Interview avec Liat Sade, CEO de Fusic et gagnante de la compétition de startups MidemLab

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Le MidemLab, compétition de renommée internationale ouverte aux startups innovantes de l’industrie musicale vient de se dérouler à Cannes lors du Midem,  marché international de l’écosystème de la musique. L’occasion de s’entretenir avec Liat Sade, CEO de Fusic et gagnante de la catégorie « Music Discovery, Recommendation and Creation » de MidemLab.

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Liat Sade, que retiens-tu de ton expérience au MidemLab ?

Si vous avez des amis dans l’industrie musicale, vous savez que le Midem est l’une des conférences majeures dans ce secteur et que le MidemLab est un tremplin important si vous avez une startup dans la musique. C’était très excitant de se retrouver ici à Cannes, au Midem, devant une telle audience et de pitcher devant un jury de ce calibre. Nous sommes très très heureux d’avoir remporté ce prix.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur Fusic ?

Fusic est une application de karaoké vidéo que nous avons lancé il y a quelques mois. L’application donne accès à des clips et permet de chanter ou mimer une chanson en duo avec ses artistes préférés. Une fois terminé, le montage vidéo est synchronisé en moins de 2 minutes et peut être partagé sur les réseaux sociaux. C’est une expérience communautaire puisque l’on peut le faire seul ou avec jusqu’à 8 amis de sa communauté sur les réseaux sociaux comme FB, Twitter ou WhatsApp, et ce partout dans le monde. Pour les personnes comme moi qui ne sont pas experts en montage vidéo, Fusic est l’app parfaite.

Fusic c’est 120 000 téléchargements pour l’app et 250 000 utilisateurs (sur le site et l’app). Les utilisateurs de l’app sont les plus engagés car ils peuvent créer une vidéo où qu’ils soient.

Fusic est la nouvelle génération d’interaction musicale entre musique, fans et artistes.

Quand as-tu rejoint Fusic?

La technologie existait déja lorsque j’ai rejoint Fusic. Lors d’une discussion avec un des investisseurs, j’ai examiné cette technologie et me suis dit qu’il y avait un vrai potentiel. J’ai rejoint Fusic, adapté la technologie et proposé une nouvelle stratégie de développement. En fait, la technologie est l’unique chose d’origine, tout le reste est nouveau. De mon expérience, quand on tient une idée à fort potentiel, pas besoin de fonder une startup pour s’éclater.

Comment est-ce que les artistes réagissent à Fusic?

Figurez-vous que des artistes tells que Ciara, The Vamps ou encore Alicia Keys ont même lance des concours de karaoké sur Fusic!

Qui est l’équipe Fusic?

[Rires] Nous sommes une startup qui cherche à embaucher des hommes, nous sommes huit, dont une équipe technique constitué de deux hommes et deux femmes, ainsi qu’une équipe social media, commercial et marketing.

Vous êtes une jeune mère de trois enfants et à la tête d’une startup qui explose, avez-vous des conseils à donner aux entrepreneurs souhaitant trouver un équilibre vie privé, vie professionnelle?

[Sourire] C’est difficile! Je dirais trois choses: premièrement, il faut avoir le soutien de son conjoint et de sa famille, dans mon cas ils sont tous très impliqués dans ma réussite et m’aident à avancer dans mon projet. Deuxièmement, il faut apprendre à bien s’entourer et trouver une belle équipe, savoir déléguer quand il faut et travailler en équipe. Enfin, ne vous excusez pas lorsque le soir, vous rentrez retrouver votre famille, c’est pareil pour tous les parents, hommes ou femmes, il ne faut pas s’excuser de rentrer s’occuper de ses enfants.

Quels conseils donnerais-tu aux femmes qui hésitent à lancer leur startup?

Saisissez votre chance, just do it! Personne ne le fera pour vous. Si ce que vous entreprenez n’est pas un succès, vous en tirerez des leçons importantes. Nous apprenons de l’échec, se cacher par contre n’emmène pas le succès.

Un mot sur la scène Tech en Israël?

Nous voyons arriver une nouvelle génération d’entrepreneuses, mais il n’y en a pas assez. Il faut encore les chercher elles ne sont pas partout, mais les choses évoluent, comme dans les autres pays je pense. Je fais de mon mieux pour encourager les femmes que je croise.

Un mot pour conclure?

Get out there and make it happen!

Pour retrouver Fusic et tester l’app karaoké:

Anne-Sophie Frenove : Airbnb, sharing economy & intra-entrepreneuriat

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La rencontre du jour est avec Anne-Sophie Frenove, directrice marketing d’Airbnb France. En marge du OuiShare Fest et de l’explosion de la « sharing economy », nous avons souhaité en savoir plus sur l’une des actrices de la révolution collaborative. Diplômée de Néoma Business School, Anne-Sophie, 33 ans, a déjà une carrière internationale bien remplie et partage aujourd’hui quelques-unes de ses fiertés et réussites.

 

Qu’est-ce qui vous motive depuis le début de votre carrière ?

Etre entrepreneur au sein même d’une entreprise : lancer des produits, les vendre, nourrir et développer une marque. Faire avancer un projet avec une équipe, casser les schémas préétablis pour arriver avec une nouvelle idée qui fera croître fortement l’activité. C’est ma définition de l’intra-entreprenariat.

Quelle est la place de la « tech » dans vos expériences ?

Compulsory ! J’adore l’innovation, ça rythme mon quotidien. L’excitation de découvrir les technologies du futur par exemple, lors des présentations stratégiques de Nokia, Samsung et Motorola lorsque je travaillais chez Carphone Warehouse, un retailer de téléphonie mobile. Ce sont ces rendez-vous qui m’ont poussée à me rapprocher des constructeurs pour être au cœur de la conception et de la construction des produits.

En rejoignant Airbnb, on se sent au cœur de l’innovation technologique et on adopte un état d’esprit qui défie les conventions et bouleverse nos habitudes de consommation. Mais c’est aussi faire partie d’un mouvement qui tend vers une société collaborative.

Parlez-nous de vos projets les plus passionnants

En 2007, je travaillais pour Samsung UK qui se Samsung-X830-Pinkpréparait à lancer son X830, un nouveau téléphone en forme de bâtonnet, qu’aucun opérateur ne voulait référencer.En partenariat avec Benefit Cosmetic, une marque de cosmétique américaine qui souhaitait à l’époque s’intégrer sur le marché anglais, j’ai modifié l’identité première du produit, une première dans l’histoire de Samsung monde ! Le Samsung X830 est devenu « Samsung Blush », un coffret alliant le téléphone et des produits de beauté.  Proposé en exclusivité à Orange UK, le « Samsung Blush » a été leur best-seller 2007.

En 2014, à mon arrivée chez Airbnb, nous avons réfléchi à un concept qui pourrait fortement accroître notre image de marque. Nous avons ainsi créé « Night At ». Grâce à des storytelling bien articulés, nous proposons régulièrement des expériences uniques. Le château de Chenonceau, les Galeries Lafayette la veille des soldes ou encore le téléphérique de Courchevel à 2 700 mètres d’altitude : ces lieux improbables, où il n’avait encore jamais été possible de dormir, ouvrent leurs portes pour Airbnb. A travers ces expériences, notre objectif est de permettre aux voyageurs de se sentir chez soi n’importe où dans le monde. Ce projet est aujourd’hui devenu mondial.

Quelles ont été vos plus grandes difficultés ?

Dans la tech, et plus particulièrement dans les start-ups, il faut savoir être flexible et réactif : changer son plan d’action du jour au lendemain, passer par la fenêtre quand la porte est fermée… C’est comme ça qu’on monte les projets les plus fous et les plus inattendus qui peuvent avoir un impact sur la croissance de l’entreprise. J’ai eu la chance de travailler dans des secteurs à forte croissance, mais aussi en difficulté. Mon plus gros challenge a sûrement été d’être confrontée à des croissances moribondes, à retenir et motiver des équipes qui ne croyaient plus en leur entreprise.

Quelle est votre mission au quotidien ?

Notre mission est d’implanter durablement Airbnb en France, d’en faire une marque communautaire de confiance par diverses actions marketing et des partenariats stratégiques.

Quelle est votre ambition chez Airbnb ?

Le plus important est de garder un fort airbnb_logo_detailcontact avec notre communauté. C’est elle qui nous permet de nous construire et de nous améliorer constamment. Nous souhaitons aussi nourrir fortement la marque Airbnb pour la rendre incontournable du grand public, que ce soit pour des voyages d’affaires, voyages personnels, en famille, avec ses amis, à l’étranger, en France, à la mer, à la montagne, pour les grandes occasions, les jours fériés, etc.

Comment définissez-vous l’esprit entreprenarial chez Airbnb ?

Le coté entrepreneurial de toute l’équipe est primordial chez Airbnb. Il nous pousse à sortir du cadre, à avoir de l’audace, à expérimenter, à tester et finalement à défendre nos idées.

Chez Airbnb, nous avons une valeur essentielle que nous appelons ‘Céréal Entrepreneur’, en référence aux débuts de nos cofondateurs. Alors qu’ils étaient en manque de financements, ils ont eu l’idée de surfer sur la campagne électorale de 2007 en créant des boites de céréales à l’effigie des candidats Obama et McCain (Obama O’s et Cap’n McCain’s). Bilan: 30 000 dollars dans les caisses de la start-up ! Cette opération a surtout éveillé la curiosité de Paul Graham, patron de Y Combinator.

Comment surmonter les difficultés pour continuer à être innovant ?

Les valeurs qui m’inspirent sont la résilience et l’optimisme. Je m’inspire beaucoup des histoires d’entrepreneurs qui ont marqué notre société.

Afin de rester innovant, il est important de se nourrir de ce qu’il se passe à l’extérieur de son entreprise. Une idée « is all about connecting the dots. »

L’IoT, gadget ou réalité ?

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L’objet connecté peine à gagner ses lettres de noblesse : objet fragile, application qui bugge, utilisation gadget… Pourtant, il arrive petit à petit dans nos maisons, de la balance au thermostat, en passant par les bracelets traceurs d’activité et les brosses à dent.

Nous avons posé quelques questions à ce sujet à Barbara Belvisi pour comprendre l’évolution de ce secteur et les problématiques qui se cachent derrière l’acronyme « IoT », Internet of Things.

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Barbara Belvisi a cofondé Elephant&Ventures en 2011, un fonds d’investissement dans le Hardware, et a lancé le Hardware Club en 2014, une association internationale qui réunit les startups dans les objets connectés.

1) GIT : Comment expliques-tu l’engouement des startups pour le « Hardware »  ?

Lors des 5 dernières années, nous avons observé un vrai bouleversement dans le monde du Hardware. Les prix des composants sont devenus abordables, les plateformes open source comme Arduino et Raspberry Pi se sont démocratisées et l’impression 3D est devenue accessible aux particuliers. Il est aujourd’hui possible de construire son prototype sans même aller dans un fablab (atelier qui met à disposition des machines pour transformer des matières premières).

2) Pourtant, cela reste très difficile de lancer et faire tourner une startup Hardware, non  ?

Le succès d’une startup dans le Hardware repose sur trois piliers : investissement, production, distribution. Et la difficulté réside dans le fait qu’il faille valider ces trois points simultanément. Par exemple, une campagne de Crowdfunding réussie rassure ces trois acteurs sur la traction du marché pour le produit.

Dans le Harware Club, nous encourageons nos membres à partager leurs bonnes pratiques, et de notre côté nous les accompagnons dans certaines discussions. Notre Track Record est un label qui sécurise les interlocuteurs.

3) Quelles sont les tendances que tu observes dans le Hardware Club ? Quel est selon toi l’objet le plus prometteur  ?

J’en distingue quatre : les jouets, la santé, les facilitateurs du quotidien et les robots. Le jouet est un marché énorme, et c’est le premier qui fait décoller les objets connectés. Parrot a ouvert le bal avec ces drones, et beaucoup vont bientôt sortir des cartons.

La santé est un domaine plus sensible, et ce n’est pas nécessairement une startup qui va le dominer. Cependant, il y a beaucoup de choses à faire avec les données que nous sommes maintenant capables de récupérer.

Les facilitateurs du quotidien, comme les objets pour la maison ou le bien être, naissent de la science-fiction. Ce sont ces objets dont on a rêvé dans les comics et les films qui deviennent réalité.

Enfin, les objets les plus prometteurs sont sans hésitation les robots. L’avenir des objets connectés est dans ces objets plateformes à partir desquels on construit des services.

4) Une recommandation pour les personnes que l’Internet des Objets intéresse ?

Je préfère parler de l’Intelligence des Objets. Ne construisez pas de capteur, la data pour la data n’a pas d’intérêt. Il faut construire des plateformes et des services.

Paris, France 18 June 2014. Connected Conference - Image ©Dan Taylor/Heisenberg Media - http://www.heisenbergmedia.com/

Paris, France 18 June 2014. Connected Conference – Image ©Dan Taylor/Heisenberg Media – http://www.heisenbergmedia.com/

Barbara interviendra lors de la Connected Conference, qui se tient du 28 au 30 mai au Carreau du Temple (pour celles et ceux qui n’ont pas encore leur billet c’est par ici). Quatre axes seront abordés : Consommateur Connecté, Transformation Industrielle, Croissance des Startups dans l’IoT et Design, Inspiration et Innovation.

« Twitter, un outil de leadership au féminin »

Vendredi 17 avril, Twitter a accueilli quelques curieuses dans ses locaux dans le cadre de la journée #FridayforGood. Twitter a notamment à coeur d’encourager et de soutenir la féminisation des métiers du numérique. Avec plus de 500M de tweets par jour, les femmes sur Twitter sont ACE : Audacieuses, Curieuses & Entrepreneuses.

Pendant plus d’une heure, quatre représentantes des équipes Twitter France pleines d’énergie ont appris à une vingtaine de veinardes comment optimiser leur présence en ligne et découvrir des tips pour utiliser « Twitter comme outil de leadership innovant ».

Tirées au sort sur Twitter, les gagnantes ont ensuite pu poser toutes leurs questions – tout en Tweetant avec le hashtag #FridayforGood pendant l’évènement bien sûr ! Les participantes sont reparties le sourire au lèvres et avec de nombreuses astuces pour utiliser Twitter comme outil de leadership au féminin.

Les veinardes du jour

Les veinardes du jour

Quel avenir pour les RP ? Retour sur notre table ronde

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Nous sommes ravis de vous avoir accueillis aussi nombreux mardi dernier dans les locaux de BETC pour notre événement dédié aux relations presse.

Pour parler du renouveau dans les RP, nous avons reçu une table ronde d’expertes sur le sujet, et animée par Delphine Sabattier, directrice éditoriale de 01Net :

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Elles ont livré leurs expériences et leurs conseils pour mieux comprendre les problématiques de ce métier qui a été bouleversé par les technologies. Nous retiendrons quatre grands enseignements de cette soirée.

1. La marque doit toujours gérer le bon format via le bon canal à la bonne personne. Leur objectif n’a pas changé, mais il est devenu plus dur à atteindre. Hannah Oiknine rappelle qu’avec la multiplication d’acteurs (blogs, applications, influenceurs) et de formats (vidéo, photos, tweets), il leur faut s’adapter et trouver le bon ton, tout en maintenant une conversation dans l’instantanéité.

2. Humaniser la marque. Facebook, au-delà du service et de Mark Zuckerberg, c’est une équipe. La première mission de Michelle Gilbert a été de rencontrer l’écosystème pour faire connaître les personnes qui travaillent pour le réseau social en France.

3. Engagement, engagement, engagement. L’engagement est le nouveau « metric » des relations presse. L’achat de fans est dépassé, maintenant on compte le nombre de partages et de commentaires. Aujourd’hui, 70 % du trafic de MinuteBuzz vient des réseaux sociaux, nous précise Laure Lefèvre.

4. Ne pas oublier les RP « classiques ». La page dans le magazine papier, malgré les contraintes fortes qu’elle porte (délai de bouclage, impossibilité de faire évoluer le message) est finalement devenue rare et précieuse. Sarah Azan souligne qu’elle continue à toucher son audience et il serait dommage de s’en priver.

Retrouvez les photos de l’événement sur notre page Facebook et pour celles et ceux qui n’ont pas pu se joindre à nous, retrouvez l’intégralité de l’événement en vidéo ici :

Trois questions à Hannah Oiknine & Sarah Azan, co-fondatrices de Babbler

Le 12 mai prochain, Girls in Tech organise une table ronde consacrée à l’impact des nouvelles technologies sur les RP.

L’évènement se tiendra chez BETC en présence de Hannah Oiknine & Sarah Azan, co-fondatrices du premier réseau social des relations presse, Babbler ; Michelle Gilbert, directrice RP & Communication, Facebook et Laure Lefèvre, co-fondatrice de MinuteBuzz, marque média de divertissement faisant sourire plus de 11M de personnes chaque mois. La session sera modérée par Delphine Sabattier, directrice éditoriale, 01Net.

Les RP ont été bouleversées par l’arrivée des nouvelles technologies et le développement des réseaux sociaux, qui font bouger les lignes de tout un secteur. Alors que certains n’hésitent pas à prédire une fin proche, d’autres voient dans ce changement une formidable opportunité pour la profession de se réinventer et d’écrire son avenir.

C’est le cas de Hannah Oiknine & Sarah Azan, deux sœurs aux profils complémentaires, qui donnent un nouveau souffle à la façon de faire des RP avec Babbler, le premier réseau d’échanges en temps réel avec la presse et les médias.

Hannah Oiknine

Hannah Oiknine

1) GIT : Selon vous, quels sont les principaux effets des nouvelles technologies sur les RP?

=> La multiplication des acteurs et des supports médiatiques

Le digital a bouleversé l’écosystème médiatique entrainant une multiplication des acteurs: émergence de nouveaux médias (blogueurs, influenceurs, youtubers & co) et supports, on lit ses articles sur des supports papiers, web ou mobile.

=> Le concept d’info snacking

Les RP doivent être connectés en permanence avec l’ensemble de ces nouvelles cibles médiatiques car le consommateur final veut être informé en live. On scroll son appli pour faire remonter les derniers articles qu’on partage ensuite sur les réseaux sociaux pour créer de l’engagement et générer des conversations.

=> La révolution du brand content comme outil pour créer du buzz

Aujourd’hui, l’objectif des communicants est d’arriver à créer le buzz autour de l’info qu’ils diffusent. Pour y arriver ils doivent accompagner leurs clients dans la création de contenus innovants et diversifiés aussi bien sur le fond que sur la forme. Fini l’unique CP pour accrocher l’attention de ces nouvelles cibles exigeantes, il faut s’adapter à leurs besoins et ceux de leurs audiences: vidéos, tutos, études chiffrées, fiches porte-parole… L’objectif: un contenu « sexy » qui va se partager « à l’infini » et créer le buzz !

Sarah Azan

Sarah Azan

2) GIT : Si on vous dit « PR is dead », vous répondez?

« Not yet ». Sûrement pas! Les RP doivent évoluer pour s’adapter à la mutation médiatique, mais dans une société aussi concurrentielle, les marques et entreprises ont d’autant plus besoin de communiquer, de prendre la parole, de se différencier sur leur marché pour fédérer leur public. Pour cela, elles ont besoin de « raconter des histoires » aux bonnes personnes.

Les RP c’est un métier de réseau, les nouvelles technologies amplifient la diffusion de l’info, la facilite, mais avoir les bonnes connexions et des rapports privilégiés avec les média, cela résulte des relations humaines et ça, ça reste clé aujourd’hui encore.

3) GIT : Comment voyez-vous les RP dans 5 ans?

=> « Media community manager »

L’attachée de presse deviendra un media community manager, qui managera des communautés médiatiques différentes avec des messages et des formats de contenus adaptés à chacun. Une communication qui deviendra live et interactive via différents outils pour être en permanence connecté à son réseau.

=> Au coeur de la révolution du brand content

Les RP auront un rôle clé dans la diffusion intelligente de la masse grandissante de brand content produite par les marques.

=> Un métier 360

Les RP vont élargir leurs champs d’action pour proposer des missions globales (print, web, media sociaux, influenceurs) et s’adresseront à toutes les cibles. Les actions vont donc se diversifier : RP, eRP, réputation, conseil en image, en création de contenus, évènementiel, conseil sur les outils à utiliser, les réseaux où il faut être et communiquer.

La table ronde se tiendra le 12 mai à 19h30 chez BETC, 85 rue du Faubourg Saint Martin, Paris 10e.

Pour s’inscrire c’est par ici !

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Interview de Charlotte Cadé, fondatrice de Brocante Lab

Alors que le Printemps est synonyme du retour des brocantes, braderies et autres vide-greniers, la start-up Brocante Lab a remporté il y a une semaine le Prix La Tribune Jeune Entrepreneur 2015 et vient d’annoncer une levée de fonds auprès d’une quinzaine de Business Angels entrepreneurs. Avant les jurés et investisseurs, ce sont les brocanteurs et les chineurs que Charlotte Cadé, sa fondatrice, s’attache depuis septembre 2014 à convaincre de rejoindre l’aventure de la première brocante en ligne.

Pour commencer, peux-tu nous raconter la genèse de Brocante Lab, d’où t’es venue l’idée ?

Capture d’écran 2015-04-20 à 19.34.24Je suis passionnée de décoration, des brocantes, et j’ai passé beaucoup de temps à chiner, notamment sur le web. En échangeant autour de moi, j’ai réalisé que peu de personnes avaient envie de passer des heures sur LeBonCoin, tout en cherchant des alternatives aux grands industriels de la décoration, Ikea pour ne pas le citer. De leur côté, les brocanteurs ont besoin d’un accompagnement pour dynamiser leur métier et être plus visibles sur Internet. C’est de ces deux constats qu’est née Brocante Lab, la première marketplace spécialisée dans le mobilier et les objets déco rétro de qualité.

Qu’est-ce qui t’a poussée un jour à franchir le pas, à fonder ta start-up ?

C’est d’abord ma passion pour le projet qui m’a poussée à me lancer, à 25 ans. Avant cela, j’ai travaillé trois ans dans une agence de design, une toute petite structure où j’avais déjà une grande autonomie. Cette première expérience m’a donné le goût de l’entrepreneuriat.

Comment ont réagi tes proches lorsque tu leur as annoncé ta décision ?

Au départ, ils étaient un peu sceptiques, sans doute un peu inquiets. La génération au-dessus, notamment mes parents, s’est demandé pourquoi je renonçais à la stabilité, surtout dans un contexte de l’emploi aussi incertain. C’est quand le projet est devenu plus concret, que le site a été lancé, qu’ils ont pu se projeter, comprendre ma vision et me soutenir.

Comment sont répartis les rôles entre toi et ton co-fondateur ?

Charlotte Cadé, la fondatrice de Brocante LabLa petite particularité de notre association est que nous sommes par ailleurs en couple. J’ai démarré seule sur le projet et il m’a rejointe dans l’aventure lors du lancement officiel du site, en septembre 2014. Nous sommes très complémentaires : Maxime est en charge de la partie gestion, au sens large (RH, financement, comptabilité, service clients, etc.) et je m’occupe de la partie produit (le sourcing, la partie commerciale, l’expérience utilisateurs sur le site, le marketing et la communication). Cela demande beaucoup de rigueur dans un couple mais c’est un réel atout pour notre start-up. C’est un gain de temps car on se comprend vite et on est capable de prendre des décisions ensemble de manière très rapide.

Peux-tu partager avec nous un bon souvenir de cette aventure entrepreneuriale ?

Le plus beau souvenir, c’est celui de la soirée du lancement officiel, avec notre entourage et la presse, que l’on a organisée en septembre dernier au Perchoir (NDLR : c’est dans l’espace de coworking du Perchoir, Le Nid, que l’équipe de Brocante Lab s’est installée). C’est à ce moment-là que l’on a vraiment pris la mesure du projet, que l’on a su qu’il existait réellement et que l’on ne pouvait plus faire marche arrière !

… et une épreuve que vous avez dû surmonter, votre plus gros challenge ?

Le recrutement, de manière générale, c’est LE challenge pour une start-up. Nous sommes huit dans l’équipe, mais nous avons vraiment eu du mal à trouver notre CTO, qui nous a rejoints il y a seulement quatre jours, et on est en train d’essayer de recruter un commercial. On ne peut pas se permettre de se tromper quand on est une petite équipe, avec des moyens limités : il faut impérativement de très bons profils, à tous les postes.

Il y a une semaine, vous avez remporté le Prix Jeune Entrepreneur La Tribune, dans la catégorie Start. Selon toi, comment êtes-vous parvenus à vous démarquer, dans un écosystème « start-up » français en pleine émulation ?

Il y a une véritable dynamique autour des modèles de marketplace parmi les start-ups, dans le bricolage, le prêt-à-porter, la déco… C’était une attente du marché qu’il y ait un acteur sur ce segment là. Après, ce qui nous démarque d’une simple marketplace, c’est la notion d’identité, l’attention que nous portons à la sélection des produits et la création des annonces. Bref, nous nous attachons à créer une véritable marque.

Être une femme, quand on créée sa start-up, est-ce selon toi plutôt un atout ou un désavantage ?

C’est clairement un atout, parce que l’on est encore très loin de la parité absolue, bien que l’entrepreneuriat féminin se démocratise. Il y a de plus en plus d’initiatives pour féminiser l’écosystème, de plus en plus d’accompagnements : il ne faut pas hésiter à s’appuyer dessus pour consolider son réseau et avancer.

Complète cette phrase : « entreprendre en France, c’est… »

Facile ! Le démarrage, ce n’est franchement pas ce qu’il y a de plus compliqué. Il faut simplement savoir vers quels organismes se tourner pour chercher des financements et un accompagnement. Pour accélérer, on a ensuite eu la chance de lever rapidement, auprès de Business Angels entrepreneurs.

Qu’est-ce qui te donne envie de te lever tous les matins ?

Brocante Lab, clairement, et plus spécifiquement le fait de ne pas avoir de quotidien ni de routine. Ce que j’aime dans l’entrepreneuriat, c’est qu’il n’y a pas deux journées qui se ressemblent. C’est vraiment la richesse de ce métier et c’est ce qui me stimule chaque jour.

As-tu une passion, en dehors de l’entrepreneuriat, qui te permette de conserver ton équilibre, de décompresser ?

En plus de la déco, j’aime également beaucoup cuisiner. La cuisine et la déco, ce sont deux univers dans lesquels on peut s’exprimer, laisser libre court à sa créativité.

Y a-t-il un ou une entrepreneur(e) que tu admires ?

MyLitlleParis m’a beaucoup inspirée lors de la création de Brocante Lab, donc je dirais Fany Péchiodat, sa fondatrice. C’est un bel exemple de l’incarnation du projet par l’entrepreneur. Qu’elle ait su rapidement appréhender les problématiques de son secteur, qui n’était pas évident à l’origine, fait d’elle un beau modèle d’entrepreneuriat au féminin.

Quels sont vos projets à venir, le prochain chantier de votre start-up ?

Le développement mobile car le site n’est aujourd’hui pas du tout « responsive » sur mobile. Aller chercher plus de vendeurs et créer des fonctionnalités pour eux est un autre enjeu pour nous. On se considère beaucoup plus proche du business model BtoC de Booking, conçu avec beaucoup d’outils pour les hôtels, que d’une marketplace CtoC. Aujourd’hui, 90% de nos vendeurs sont des professionnels et c’est vers eux que l’on souhaite diriger nos efforts. C’est un véritable changement de stratégie par rapport à notre positionnement initial.

Où te vois-tu dans cinq ans ?

Bonne question ! Je ne me dis pas que Brocante Lab est le projet de ma vie, je me donne 4-5 ans pour l’amener le plus loin possible, pour qu’il devienne un acteur référent dans le secteur de la brocante et de la décoration, y compris à l’international. En revanche, je pense que le monde de la décoration m’attirera toujours.

… et si c’était à refaire ?

Si c’était à refaire, je pense que je ferais pareil, avec les erreurs qui ont forcément été faites mais qui sont nécessaires pour évoluer. On teste, on rectifie, on passe à autre chose, c’est le parcours de tout entrepreneur !

Un adjectif pour définir les entrepreneurs d’aujourd’hui ?

Déterminés, tout en ayant une bonne capacité d’adaptation. Savoir bien rebondir tout en gardant son cap est essentiel. Avoir une ligne de mire, une vision et savoir s’adapter, car le chemin n’est pas linéaire. C’est ce que l’on a dû faire en évoluant vers un modèle BtoC.

Le mot de la fin, un conseil à destination des jeunes femmes qui envisagent d’entreprendre ?

Il faut foncer et avoir conscience que c’est un réel atout d’être une femme pour entreprendre. Il ne faut pas avoir peur de se mettre en avant, c’est une vraie force si elle est bien utilisée !

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