L’IoT, gadget ou réalité ?

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L’objet connecté peine à gagner ses lettres de noblesse : objet fragile, application qui bugge, utilisation gadget… Pourtant, il arrive petit à petit dans nos maisons, de la balance au thermostat, en passant par les bracelets traceurs d’activité et les brosses à dent.

Nous avons posé quelques questions à ce sujet à Barbara Belvisi pour comprendre l’évolution de ce secteur et les problématiques qui se cachent derrière l’acronyme « IoT », Internet of Things.

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Barbara Belvisi a cofondé Elephant&Ventures en 2011, un fonds d’investissement dans le Hardware, et a lancé le Hardware Club en 2014, une association internationale qui réunit les startups dans les objets connectés.

1) GIT : Comment expliques-tu l’engouement des startups pour le « Hardware »  ?

Lors des 5 dernières années, nous avons observé un vrai bouleversement dans le monde du Hardware. Les prix des composants sont devenus abordables, les plateformes open source comme Arduino et Raspberry Pi se sont démocratisées et l’impression 3D est devenue accessible aux particuliers. Il est aujourd’hui possible de construire son prototype sans même aller dans un fablab (atelier qui met à disposition des machines pour transformer des matières premières).

2) Pourtant, cela reste très difficile de lancer et faire tourner une startup Hardware, non  ?

Le succès d’une startup dans le Hardware repose sur trois piliers : investissement, production, distribution. Et la difficulté réside dans le fait qu’il faille valider ces trois points simultanément. Par exemple, une campagne de Crowdfunding réussie rassure ces trois acteurs sur la traction du marché pour le produit.

Dans le Harware Club, nous encourageons nos membres à partager leurs bonnes pratiques, et de notre côté nous les accompagnons dans certaines discussions. Notre Track Record est un label qui sécurise les interlocuteurs.

3) Quelles sont les tendances que tu observes dans le Hardware Club ? Quel est selon toi l’objet le plus prometteur  ?

J’en distingue quatre : les jouets, la santé, les facilitateurs du quotidien et les robots. Le jouet est un marché énorme, et c’est le premier qui fait décoller les objets connectés. Parrot a ouvert le bal avec ces drones, et beaucoup vont bientôt sortir des cartons.

La santé est un domaine plus sensible, et ce n’est pas nécessairement une startup qui va le dominer. Cependant, il y a beaucoup de choses à faire avec les données que nous sommes maintenant capables de récupérer.

Les facilitateurs du quotidien, comme les objets pour la maison ou le bien être, naissent de la science-fiction. Ce sont ces objets dont on a rêvé dans les comics et les films qui deviennent réalité.

Enfin, les objets les plus prometteurs sont sans hésitation les robots. L’avenir des objets connectés est dans ces objets plateformes à partir desquels on construit des services.

4) Une recommandation pour les personnes que l’Internet des Objets intéresse ?

Je préfère parler de l’Intelligence des Objets. Ne construisez pas de capteur, la data pour la data n’a pas d’intérêt. Il faut construire des plateformes et des services.

Paris, France 18 June 2014. Connected Conference - Image ©Dan Taylor/Heisenberg Media - http://www.heisenbergmedia.com/

Paris, France 18 June 2014. Connected Conference – Image ©Dan Taylor/Heisenberg Media – http://www.heisenbergmedia.com/

Barbara interviendra lors de la Connected Conference, qui se tient du 28 au 30 mai au Carreau du Temple (pour celles et ceux qui n’ont pas encore leur billet c’est par ici). Quatre axes seront abordés : Consommateur Connecté, Transformation Industrielle, Croissance des Startups dans l’IoT et Design, Inspiration et Innovation.

« Twitter, un outil de leadership au féminin »

Vendredi 17 avril, Twitter a accueilli quelques curieuses dans ses locaux dans le cadre de la journée #FridayforGood. Twitter a notamment à coeur d’encourager et de soutenir la féminisation des métiers du numérique. Avec plus de 500M de tweets par jour, les femmes sur Twitter sont ACE : Audacieuses, Curieuses & Entrepreneuses.

Pendant plus d’une heure, quatre représentantes des équipes Twitter France pleines d’énergie ont appris à une vingtaine de veinardes comment optimiser leur présence en ligne et découvrir des tips pour utiliser « Twitter comme outil de leadership innovant ».

Tirées au sort sur Twitter, les gagnantes ont ensuite pu poser toutes leurs questions – tout en Tweetant avec le hashtag #FridayforGood pendant l’évènement bien sûr ! Les participantes sont reparties le sourire au lèvres et avec de nombreuses astuces pour utiliser Twitter comme outil de leadership au féminin.

Les veinardes du jour

Les veinardes du jour

Quel avenir pour les RP ? Retour sur notre table ronde

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Nous sommes ravis de vous avoir accueillis aussi nombreux mardi dernier dans les locaux de BETC pour notre événement dédié aux relations presse.

Pour parler du renouveau dans les RP, nous avons reçu une table ronde d’expertes sur le sujet, et animée par Delphine Sabattier, directrice éditoriale de 01Net :

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Elles ont livré leurs expériences et leurs conseils pour mieux comprendre les problématiques de ce métier qui a été bouleversé par les technologies. Nous retiendrons quatre grands enseignements de cette soirée.

1. La marque doit toujours gérer le bon format via le bon canal à la bonne personne. Leur objectif n’a pas changé, mais il est devenu plus dur à atteindre. Hannah Oiknine rappelle qu’avec la multiplication d’acteurs (blogs, applications, influenceurs) et de formats (vidéo, photos, tweets), il leur faut s’adapter et trouver le bon ton, tout en maintenant une conversation dans l’instantanéité.

2. Humaniser la marque. Facebook, au-delà du service et de Mark Zuckerberg, c’est une équipe. La première mission de Michelle Gilbert a été de rencontrer l’écosystème pour faire connaître les personnes qui travaillent pour le réseau social en France.

3. Engagement, engagement, engagement. L’engagement est le nouveau « metric » des relations presse. L’achat de fans est dépassé, maintenant on compte le nombre de partages et de commentaires. Aujourd’hui, 70 % du trafic de MinuteBuzz vient des réseaux sociaux, nous précise Laure Lefèvre.

4. Ne pas oublier les RP « classiques ». La page dans le magazine papier, malgré les contraintes fortes qu’elle porte (délai de bouclage, impossibilité de faire évoluer le message) est finalement devenue rare et précieuse. Sarah Azan souligne qu’elle continue à toucher son audience et il serait dommage de s’en priver.

Retrouvez les photos de l’événement sur notre page Facebook et pour celles et ceux qui n’ont pas pu se joindre à nous, retrouvez l’intégralité de l’événement en vidéo ici :

Trois questions à Hannah Oiknine & Sarah Azan, co-fondatrices de Babbler

Le 12 mai prochain, Girls in Tech organise une table ronde consacrée à l’impact des nouvelles technologies sur les RP.

L’évènement se tiendra chez BETC en présence de Hannah Oiknine & Sarah Azan, co-fondatrices du premier réseau social des relations presse, Babbler ; Michelle Gilbert, directrice RP & Communication, Facebook et Laure Lefèvre, co-fondatrice de MinuteBuzz, marque média de divertissement faisant sourire plus de 11M de personnes chaque mois. La session sera modérée par Delphine Sabattier, directrice éditoriale, 01Net.

Les RP ont été bouleversées par l’arrivée des nouvelles technologies et le développement des réseaux sociaux, qui font bouger les lignes de tout un secteur. Alors que certains n’hésitent pas à prédire une fin proche, d’autres voient dans ce changement une formidable opportunité pour la profession de se réinventer et d’écrire son avenir.

C’est le cas de Hannah Oiknine & Sarah Azan, deux sœurs aux profils complémentaires, qui donnent un nouveau souffle à la façon de faire des RP avec Babbler, le premier réseau d’échanges en temps réel avec la presse et les médias.

Hannah Oiknine

Hannah Oiknine

1) GIT : Selon vous, quels sont les principaux effets des nouvelles technologies sur les RP?

=> La multiplication des acteurs et des supports médiatiques

Le digital a bouleversé l’écosystème médiatique entrainant une multiplication des acteurs: émergence de nouveaux médias (blogueurs, influenceurs, youtubers & co) et supports, on lit ses articles sur des supports papiers, web ou mobile.

=> Le concept d’info snacking

Les RP doivent être connectés en permanence avec l’ensemble de ces nouvelles cibles médiatiques car le consommateur final veut être informé en live. On scroll son appli pour faire remonter les derniers articles qu’on partage ensuite sur les réseaux sociaux pour créer de l’engagement et générer des conversations.

=> La révolution du brand content comme outil pour créer du buzz

Aujourd’hui, l’objectif des communicants est d’arriver à créer le buzz autour de l’info qu’ils diffusent. Pour y arriver ils doivent accompagner leurs clients dans la création de contenus innovants et diversifiés aussi bien sur le fond que sur la forme. Fini l’unique CP pour accrocher l’attention de ces nouvelles cibles exigeantes, il faut s’adapter à leurs besoins et ceux de leurs audiences: vidéos, tutos, études chiffrées, fiches porte-parole… L’objectif: un contenu « sexy » qui va se partager « à l’infini » et créer le buzz !

Sarah Azan

Sarah Azan

2) GIT : Si on vous dit « PR is dead », vous répondez?

« Not yet ». Sûrement pas! Les RP doivent évoluer pour s’adapter à la mutation médiatique, mais dans une société aussi concurrentielle, les marques et entreprises ont d’autant plus besoin de communiquer, de prendre la parole, de se différencier sur leur marché pour fédérer leur public. Pour cela, elles ont besoin de « raconter des histoires » aux bonnes personnes.

Les RP c’est un métier de réseau, les nouvelles technologies amplifient la diffusion de l’info, la facilite, mais avoir les bonnes connexions et des rapports privilégiés avec les média, cela résulte des relations humaines et ça, ça reste clé aujourd’hui encore.

3) GIT : Comment voyez-vous les RP dans 5 ans?

=> « Media community manager »

L’attachée de presse deviendra un media community manager, qui managera des communautés médiatiques différentes avec des messages et des formats de contenus adaptés à chacun. Une communication qui deviendra live et interactive via différents outils pour être en permanence connecté à son réseau.

=> Au coeur de la révolution du brand content

Les RP auront un rôle clé dans la diffusion intelligente de la masse grandissante de brand content produite par les marques.

=> Un métier 360

Les RP vont élargir leurs champs d’action pour proposer des missions globales (print, web, media sociaux, influenceurs) et s’adresseront à toutes les cibles. Les actions vont donc se diversifier : RP, eRP, réputation, conseil en image, en création de contenus, évènementiel, conseil sur les outils à utiliser, les réseaux où il faut être et communiquer.

La table ronde se tiendra le 12 mai à 19h30 chez BETC, 85 rue du Faubourg Saint Martin, Paris 10e.

Pour s’inscrire c’est par ici !

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Interview de Charlotte Cadé, fondatrice de Brocante Lab

Alors que le Printemps est synonyme du retour des brocantes, braderies et autres vide-greniers, la start-up Brocante Lab a remporté il y a une semaine le Prix La Tribune Jeune Entrepreneur 2015 et vient d’annoncer une levée de fonds auprès d’une quinzaine de Business Angels entrepreneurs. Avant les jurés et investisseurs, ce sont les brocanteurs et les chineurs que Charlotte Cadé, sa fondatrice, s’attache depuis septembre 2014 à convaincre de rejoindre l’aventure de la première brocante en ligne.

Pour commencer, peux-tu nous raconter la genèse de Brocante Lab, d’où t’es venue l’idée ?

Capture d’écran 2015-04-20 à 19.34.24Je suis passionnée de décoration, des brocantes, et j’ai passé beaucoup de temps à chiner, notamment sur le web. En échangeant autour de moi, j’ai réalisé que peu de personnes avaient envie de passer des heures sur LeBonCoin, tout en cherchant des alternatives aux grands industriels de la décoration, Ikea pour ne pas le citer. De leur côté, les brocanteurs ont besoin d’un accompagnement pour dynamiser leur métier et être plus visibles sur Internet. C’est de ces deux constats qu’est née Brocante Lab, la première marketplace spécialisée dans le mobilier et les objets déco rétro de qualité.

Qu’est-ce qui t’a poussée un jour à franchir le pas, à fonder ta start-up ?

C’est d’abord ma passion pour le projet qui m’a poussée à me lancer, à 25 ans. Avant cela, j’ai travaillé trois ans dans une agence de design, une toute petite structure où j’avais déjà une grande autonomie. Cette première expérience m’a donné le goût de l’entrepreneuriat.

Comment ont réagi tes proches lorsque tu leur as annoncé ta décision ?

Au départ, ils étaient un peu sceptiques, sans doute un peu inquiets. La génération au-dessus, notamment mes parents, s’est demandé pourquoi je renonçais à la stabilité, surtout dans un contexte de l’emploi aussi incertain. C’est quand le projet est devenu plus concret, que le site a été lancé, qu’ils ont pu se projeter, comprendre ma vision et me soutenir.

Comment sont répartis les rôles entre toi et ton co-fondateur ?

Charlotte Cadé, la fondatrice de Brocante LabLa petite particularité de notre association est que nous sommes par ailleurs en couple. J’ai démarré seule sur le projet et il m’a rejointe dans l’aventure lors du lancement officiel du site, en septembre 2014. Nous sommes très complémentaires : Maxime est en charge de la partie gestion, au sens large (RH, financement, comptabilité, service clients, etc.) et je m’occupe de la partie produit (le sourcing, la partie commerciale, l’expérience utilisateurs sur le site, le marketing et la communication). Cela demande beaucoup de rigueur dans un couple mais c’est un réel atout pour notre start-up. C’est un gain de temps car on se comprend vite et on est capable de prendre des décisions ensemble de manière très rapide.

Peux-tu partager avec nous un bon souvenir de cette aventure entrepreneuriale ?

Le plus beau souvenir, c’est celui de la soirée du lancement officiel, avec notre entourage et la presse, que l’on a organisée en septembre dernier au Perchoir (NDLR : c’est dans l’espace de coworking du Perchoir, Le Nid, que l’équipe de Brocante Lab s’est installée). C’est à ce moment-là que l’on a vraiment pris la mesure du projet, que l’on a su qu’il existait réellement et que l’on ne pouvait plus faire marche arrière !

… et une épreuve que vous avez dû surmonter, votre plus gros challenge ?

Le recrutement, de manière générale, c’est LE challenge pour une start-up. Nous sommes huit dans l’équipe, mais nous avons vraiment eu du mal à trouver notre CTO, qui nous a rejoints il y a seulement quatre jours, et on est en train d’essayer de recruter un commercial. On ne peut pas se permettre de se tromper quand on est une petite équipe, avec des moyens limités : il faut impérativement de très bons profils, à tous les postes.

Il y a une semaine, vous avez remporté le Prix Jeune Entrepreneur La Tribune, dans la catégorie Start. Selon toi, comment êtes-vous parvenus à vous démarquer, dans un écosystème « start-up » français en pleine émulation ?

Il y a une véritable dynamique autour des modèles de marketplace parmi les start-ups, dans le bricolage, le prêt-à-porter, la déco… C’était une attente du marché qu’il y ait un acteur sur ce segment là. Après, ce qui nous démarque d’une simple marketplace, c’est la notion d’identité, l’attention que nous portons à la sélection des produits et la création des annonces. Bref, nous nous attachons à créer une véritable marque.

Être une femme, quand on créée sa start-up, est-ce selon toi plutôt un atout ou un désavantage ?

C’est clairement un atout, parce que l’on est encore très loin de la parité absolue, bien que l’entrepreneuriat féminin se démocratise. Il y a de plus en plus d’initiatives pour féminiser l’écosystème, de plus en plus d’accompagnements : il ne faut pas hésiter à s’appuyer dessus pour consolider son réseau et avancer.

Complète cette phrase : « entreprendre en France, c’est… »

Facile ! Le démarrage, ce n’est franchement pas ce qu’il y a de plus compliqué. Il faut simplement savoir vers quels organismes se tourner pour chercher des financements et un accompagnement. Pour accélérer, on a ensuite eu la chance de lever rapidement, auprès de Business Angels entrepreneurs.

Qu’est-ce qui te donne envie de te lever tous les matins ?

Brocante Lab, clairement, et plus spécifiquement le fait de ne pas avoir de quotidien ni de routine. Ce que j’aime dans l’entrepreneuriat, c’est qu’il n’y a pas deux journées qui se ressemblent. C’est vraiment la richesse de ce métier et c’est ce qui me stimule chaque jour.

As-tu une passion, en dehors de l’entrepreneuriat, qui te permette de conserver ton équilibre, de décompresser ?

En plus de la déco, j’aime également beaucoup cuisiner. La cuisine et la déco, ce sont deux univers dans lesquels on peut s’exprimer, laisser libre court à sa créativité.

Y a-t-il un ou une entrepreneur(e) que tu admires ?

MyLitlleParis m’a beaucoup inspirée lors de la création de Brocante Lab, donc je dirais Fany Péchiodat, sa fondatrice. C’est un bel exemple de l’incarnation du projet par l’entrepreneur. Qu’elle ait su rapidement appréhender les problématiques de son secteur, qui n’était pas évident à l’origine, fait d’elle un beau modèle d’entrepreneuriat au féminin.

Quels sont vos projets à venir, le prochain chantier de votre start-up ?

Le développement mobile car le site n’est aujourd’hui pas du tout « responsive » sur mobile. Aller chercher plus de vendeurs et créer des fonctionnalités pour eux est un autre enjeu pour nous. On se considère beaucoup plus proche du business model BtoC de Booking, conçu avec beaucoup d’outils pour les hôtels, que d’une marketplace CtoC. Aujourd’hui, 90% de nos vendeurs sont des professionnels et c’est vers eux que l’on souhaite diriger nos efforts. C’est un véritable changement de stratégie par rapport à notre positionnement initial.

Où te vois-tu dans cinq ans ?

Bonne question ! Je ne me dis pas que Brocante Lab est le projet de ma vie, je me donne 4-5 ans pour l’amener le plus loin possible, pour qu’il devienne un acteur référent dans le secteur de la brocante et de la décoration, y compris à l’international. En revanche, je pense que le monde de la décoration m’attirera toujours.

… et si c’était à refaire ?

Si c’était à refaire, je pense que je ferais pareil, avec les erreurs qui ont forcément été faites mais qui sont nécessaires pour évoluer. On teste, on rectifie, on passe à autre chose, c’est le parcours de tout entrepreneur !

Un adjectif pour définir les entrepreneurs d’aujourd’hui ?

Déterminés, tout en ayant une bonne capacité d’adaptation. Savoir bien rebondir tout en gardant son cap est essentiel. Avoir une ligne de mire, une vision et savoir s’adapter, car le chemin n’est pas linéaire. C’est ce que l’on a dû faire en évoluant vers un modèle BtoC.

Le mot de la fin, un conseil à destination des jeunes femmes qui envisagent d’entreprendre ?

Il faut foncer et avoir conscience que c’est un réel atout d’être une femme pour entreprendre. Il ne faut pas avoir peur de se mettre en avant, c’est une vraie force si elle est bien utilisée !

Soirée de lancement des cours de création de sites e-commerce avec PrestaShop

Mardi dernier, vous avez été nombreux à assister à la soirée d’inauguration des cours e-commerce gratuits, dans les nouveaux locaux de PrestaShop. Bruno Lévêque, cofondateur de PrestaShop, nous a fait le plaisir d’être présent et a introduit cette soirée sur le lancement et l’innovation dans le e-commerce.

Pour aborder cette question, une table ronde a été organisée avec des entrepreneuses d’exception, autour de Valérie Zarka, fondatrice de More Than Digital :
Sarah Allart – co-fondatrice de Tribway.com
Agathe Molinar – Fondatrice de Lemoncurve.com
Mathilde Le Rouzic – Fondatrice de Quaelead.com
Roxanne Gaillard – Directrice générale de Thebeautyst.com
Chloé Martinot – Chef de produit webmarketing chez monEchelle.fr

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Devant 80 passionnées de e-commerce, elles ont livré les clés du succès pour se lancer dans ce domaine. On vous partage ici les six enseignements marquants de ces échanges.

  1. « Pour savoir dans quoi se lancer, regarde ton bureau, regarde autour de toi, pars sur ce que tu aimes et maîtrises » Conseil du fondateur de Lafourchette à Chloé Martinot.
    Se lancer dans le e-commerce c’est d’abord avoir un concept. Pour certaines, l’idée est venue d’un besoin personnel. Pour d’autres, c’est l’observation de tendances émergentes ou la taille d’un marché qui les ont motivé à se lancer. Mais comme l’a justement rappelé Roxanne Gaillard, c’est l’exécution de cette idée, portée par une vision d’équipe, qui est l’élément déterminant de la réussite.

  2. « Le choix de la plateforme technique se fait en fonction des besoins, des compétences et des moyens » Mathilde le Rouzic
    La clé pour choisir la base technique de son e-commerce ? Mobiliser son temps, son équipe et son budget sur les éléments qui ont de la valeur pour le client. Chez monEchelle.fr, la différentiation vient de la qualité du site internet : ils ont décidé de le développer eux mêmes. Roxanne Gaillard a quant à elle fait le choix d’un logiciel de gestion de contenu, afin que l’équipe technique se focalise sur leur algorithme de recommandation, véritable valeur ajoutée de l’offre.

  3. « L’approche verticale permet de se focaliser sur la qualité, à l’inverse des généralistes qui sont plus axés sur le choix. » Mathilde le Rouzic
    Pour émerger face aux géants du e-commerce, la solution est de prendre le contre pied en adoptant une approche verticale. Miser sur un contenu de qualité, une expertise métier, une segmentation client ou la rareté des produits proposés sont autant de leviers pour se différencier d’un leader généraliste.

  4. « Lever des fonds n’est pas une fin en soi » Agathe Molinart
    La rentabilité moyenne dans l’e-commerce est de 6%, de quoi freiner les Venture Capitalists en quête de retour sur investissement. Toutes ont cependant rappelé que lever des fonds n’est qu’un modèle de croissance parmi d’autres et qu’il ne convient pas forcement à tous.

  5. « La maitrise de la technique et la maitrise du sourcing sont les fondamentaux de l’e-commerce » Bruno Lévêque
    Une équipe solide, un marché porteur et un produit différentiant sont les facteurs clés de succès de toute startup.
    Pour le e-commerce, il est également déterminant de préserver sa marge, en gérant de manière optimale ses achats, et de détenir les compétences nécessaires pour maitriser sa plateforme technique.

  6. « Si c’était à refaire, je testerais la première version plus rapidement, dès le minimum valuable project » Sarah Allart
    La rapidité d’accès au marché est également un enjeu pour toutes celles qui veulent se lancer dans le e-commerce. Le minimum valuable product permet de vérifier rapidement l’existence d’un besoin et de capter de la connaissance sur son marché, ses clients et leurs attentes.

Les intervenantes ont conclu par deux mots : il faut s’entourer et partager !
Nul doute que ces précieux enseignements vont accompagner les entrepreneuses dans leurs aventures…

La soirée s’est ensuite terminée par un tirage sort. Quoi de mieux pour clôturer cette soirée que de gagner un pack PrestaShop de démarrage de création de site e-commerce ? Bravo à Fanny à qui nous souhaitons beaucoup de réussite.

Nous vous donnons rendez-vous lors des cours gratuits pour lancer son site e-commerce les 21 et 28 avril, ainsi que le 5 mai, avec PrestaShop.

Optimisez votre présence en ligne, une formation exclusive avec les équipes Twitter

Le vendredi 17 avril, nous proposons à une vingtaine de veinardes d’assister à une session très spéciale en compagnie des équipes de Twitter France, pour vous apprendre à mieux utiliser votre présence en ligne, pour développer votre influence en apprenant à connaitre toutes les petites astuces de Twitter.

Twitter a en effet pour tradition de soutenir les associations à but non lucratif et organismes de bienfaisance qui œuvrent activement pour la communauté. « Grow our business in a way that makes us proud » est une des valeurs fondamentales de l’entreprise.

Ainsi, Twitter est convaincu qu’il est important de travailler directement avec la communauté partout où ses équipes sont présentes. Dans ce cadre, Twitter a notamment à cœur d’encourager et de soutenir les femmes dans les secteurs du numérique. Le 17 avril, Twitter organise sa journée bi-annuelle du bénévolat appelée #FridayforGood.

20 d’entre vous vont pouvoir assister ce vendredi 17 avril à une formation intitulée « Twitter, un outil de leadership au feminin. »

Pour ceci, il vous suffit de retweeter le tweet ci-dessous et nous procéderons ensuite à un tirage au sort. Les heureuses élues auront alors rendez-vous de 8h30 à 10h avec les équipes de Twitter France.

Note : comme le descriptif de la session l’indique, c’est un événement où la présence féminine sera privilégiée, bonne chance à toutes !

Logo #FridayForGood

J-6 Soirée e-commerce en partenariat avec PrestaShop

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PrestaShop et Girls in Tech organisent une soirée le 7 avril à 19h dans les nouveaux locaux de PrestaShop au 12, rue d’Amsterdam, Paris 9e, pour inaugurer un programme de 3 cours gratuits pour apprendre à créer son site e-commerce.

Deux personnalités nous rejoignent sur l’évènement : Bruno Lévêque viendra introduire la soirée et Valérie Zarka sera modératrice de la table ronde « Peut-on encore se lancer et innover dans le e-commerce aujourd’hui ? »

Bruno Lévêque, cofondateur de prestashop

Bruno Lévêque a confondé PrestaShop en 2007. La solution est aujourd’hui devenue logiciel leader du marché avec 90 employés, plusieurs millions d’euros de CA et un tout nouveau siège social parisien. Bruno a déménagé il y a deux ans aux États-Unis pour mieux suivre le développement à l’international.

Très enthousiaste sur la soirée et sur le programme des cours organisés en partenariat avec Girls in Tech, Bruno Lévêque viendra spécialement pour ouvrir la soirée.

Valérie Zarka, ceo de more than digital

Valérie ZarkaValérie Zarka est la fondatrice de More Than Digital, société de conseil en innovation basée sur l’écosystème israélien.

Spécialiste de la communication digitale depuis plus de 14 ans, elle participe régulièrement à des conférences de premier plan, comme par exemple la conférence LeWeb en 2014.

Les places pour la soirée sont toutes réservées mais les inscriptions pour les cours pour apprendre à créer un site e-commerce auront lieu après la soirée, nous vous tiendrons informés ici très vite !

Interview avec Géraldine Le Meur, entrepreneuse, angel investor, co-fondatrice LeWeb

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Croisée à l’occasion de la Journée de la femme digitale, à Paris le 13 mars dernier, Géraldine Le Meur a un message pour vous: « Savoir garder le ‘CAP': Confiance, Audace, Persévérence! » Geraldine LeMeur

1) Girls in Tech: Quel a été votre plus gros défi d’entrepreneur?

Géraldine Le Meur : Mon plus gros défi d’entrepreneur a certainement été la gestion combinée de deux « entreprises » en simultané. Celle de Maman de trois garçons et ma vie professionnelle. C’est un défi que beaucoup de femmes doivent relever.

2) Quelle est votre plus grande fierté?

Elle n’est pas professionnelle…mes trois fils.

Je ne vis pas le fait d’être une femme dans cet univers comme un challenge mais comme une force

3) En tant que femme dans une industrie à dominante masculine, quels ont été vos principaux challenges?

Je ne vis pas le fait d’être une femme dans cet univers comme un challenge mais comme une force. Nous avons en tant que femmes des approches différentes, une capacité d’adaptation et une résilience qui font cette force.

4) Pensez-vous qu’il est différent, plus simple, plus compliqué, d’entreprendre pour une femme dans la Tech aujourd’hui?

L’univers de la Tech est certainement aujourd’hui beaucoup plus accessible aux femmes, pour autant je ne sais pas si c’est plus « facile ». Cela demande beaucoup d’investissement personnel et de persévérance, mais l’ensemble des initiatives (comme Girls in Tech) et les plateformes qui sont développées actuellement (je pense par exemple à Levo League), permettent de soutenir les femmes qui souhaitent se lancer. Cela passe aussi par l’éducation. Apprendre à coder que l’on soit fille ou garçon est une bonne façon de changer les mentalités dès le plus jeune âge.

5) Pouvez-vous nous parler de femmes qui vous inspirent?

Sincèrement la femme que j’admire et qui m’inspire est Christine Lagarde. J’ai la chance de la connaître depuis une dizaine d’années, je suis une fan inconditionnelle.

6) Un projet coup de cœur?

L’application onoff qui me permet d’avoir plusieurs numéros de portables sur un seul téléphone.

Savoir garder le CAP : Confiance, Audace, Persévérance !

7) Trois applis incontournables pour vous?

Evernote, Flipboard et Uber quand je suis aux US, mais plutôt Chauffeur Privé à Paris (j’aime leur option de réservation).

8) Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer, entreprendre aujourd’hui?

Savoir garder le « CAP » : Confiance, Audace, Persévérance !

9) Comment souhaiteriez-vous voir les choses évoluer pour les femmes et hommes dans les années à venir ?

Que l’on arrête de regarder ce qui nous sépare, au bénéfice de ce qui fait nos forces, nos complémentarités: le travail en équipe au service d’un objectif commun de succès.

Suivre Géraldine Le Meur @geraldine et geraldinelemeur.com

L’avenir des moyens de paiement: vers une simplification de l’expérience

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Nous sommes ravis de vous avoir accueilli si nombreux mercredi dernier dans les locaux magnifiques de Raise. À cette occasion nous avons reçu un panel de haut vol pour discuter du secteur brûlant des fintechs :

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Clara Gaymard, CEO de GE France et présidente du fonds de dotation de Raise, nous a fait le plaisir de dire un mot lors de l’introduction: “inventons les solutions auxquels nos parents n’ont pas pensé.”

Et en effet, sur les 20 dernières années ou presque, rien n’avait changé dans le domaine du paiement. L’arrivée de nouvelles technologies a plus récemment bousculé les modes de consommation. Ingenico par exemple, qui gérait jusque là de simples terminaux de paiement, s’est mis à gérer des solutions de paiement complexes pour pouvoir simplifier la vie des marchants et ne pas rendre le paiement un frein à l’achat (ce qui a par exemple longtemps été un frein au e-commerce).

Les techniques des moyens de paiement sont maintenant très diversifiées : de la monnaie au NFC, en passant par la carte à puces, en ligne, etc. Pour avoir la confiance du consommateur et du marchant, il est devenu essentiel de proposer une expérience à la fois simple et sécurisée. “Visa veut d’ailleurs se positionner comme facilitateur”, ajoute Emmanuèle Attali.

La sécurité et la confiance sont donc centrales et restent les freins majeurs pour l’utilisateur, “une seule mauvaise expérience est mortelle pour un petit acteur”, a déclaré Céline Lazorthes.

Le paiement depuis son mobile est le nouveau sujet stratégique pour les acteurs de l’écosystème. L’Europe de l’ouest est à la traîne, avec seulement 24 % des transactions effectuées depuis un mobile, contre 33 % aux Etats-Unis, 39 % en Amérique latine et jusqu’à 83 % en Chine (chiffres issus de l’enquête GfK FutureBuy 2014). Paypal veut être l’acteur incontournable du paiment mobile et a récemment lancé son produit OneTouch, pour faciliter le paiement au sein des applications mobiles.

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Nous pouvons donc attendre des solutions plus intégrées et plus simples dans les années à venir, pour “ne plus penser au paiement mais penser au shopping” a souligné Caroline Thelier.

Nous vous donnons rendez-vous lors du prochain événement Girls in Tech !

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